Bizarreries

Sonneries


Sur les pendules de parquet qui possèdent deux cloches pour
sonner "à la hollandaise", la grande cloche sonne les heures
et la petite les demies. Le nombre de coups sur la demie est
le nombre qui précède l'heure, car, par exemple, en
néerlandais on dit "la demie de cinq" pour quatre heures et
demie
(half vijf).
Dans la très grande majorité des pendules construites de cette
manière, il y a deux cloches frappées par deux marteaux séparés,
commandés eux-mêmes par deux leviers sur un axe mobile, les
leviers étant activés par les goupilles de la roue à goupilles,
situées des deux côtés de celle-ci.

Sur cette pendule-ci toutefois, ce sont les cloches qui sont
mobiles, fixées sur un axe mobile commandé par un levier qui
repose sur une excentrique du canon de l'aiguille des minutes.

Pendule belge signée
"Jean Hellebuick à Gand", datée 1798
sur le cadran.


Une autre manière de frapper sur deux cloches: un seul
marteau, fixé horizontalement avec une sélection
faite par un fil d'acier (!)

Pendule de parquet journalière belge signée

Roscamps à Braine-le-Comte.


Encore une autre manière de faire fonctionner
une sonnerie 'à la hollandaise' sur une
pendule à remontage journalier d'origine
belge, XIXè.
La cloche des demies est simplement déplacée
très légèrement devant la cloche des heures
par un levier actionné par une goupille
sur le rouage des heures.


Ressort de sonnerie en L sur
cette pendule de parquet
hollandaise d'époque Révolution
(calendrier de 30 jours), signée
Livinus Barzeele à Oudenbur.


Double système de délai sur la même roue
permettant au carillon de jouer son air,
et ensuite de relever son équerre (en acier)
afin de laisser l'action de la sonnerie des heures.
Cartel d'époque Louis XV avec carillon signé

Jean-françois de Beefe à Liège.


Couteau pour roue de compte
passant par une fenêtre au travers
de la platine, au lieu de l'habituelle
ouverture en bordure de celle-ci.
Pendule portique en acajou
d'époque Louis-Philippe.



Pendule Capucine du XVIIIè (considérée comme l'ancêtre des
pendulettes de voyage)
Le mécanisme de sonnerie comprend une double sonnerie sur
l'heure (à la comtoise), un coup sur les demies, rappel
de sonnerie et réveil avec remontoir à tirette.

Le système de double sonnerie est commandé par l'excentrique
située à gauche du colimaçon.

Notez aussi le rateau à double face pour les rappels et une
virgule de toute beauté.


Double virgule sur axe pentagonal.

Pendule de parquet belge 8 jours, XVIIIè, signée

Nicolas de Beefe à Malines


Pas de vis sur base carrée en acier, sertie dans
le support de timbre.

Pendule portique d'époque Empire.


Variante intéressante sur la sonnerie à rateau du
mouvement de Paris.
Pas de virgule, mais plutôt une pièce mobile montée
directement sur l'axe du marteau et contrôlée par l'équerre.
Mouvement signé Brocot, pendule-thermomètre.

Modèle tardif de la sonnerie de type "Y"

fabriquée par Antoine-Gabriel Brocot ver 1850.


Très beau mouvement de sonnerie des quarts sur deux cloches,
avec répétition à tirette, sur son propre rateau et
colimaçon.

Cartel Louis XV
Neuchâtelloise.


Beautiful snake-like push-spring
for the double hammer-action on
the same
Neuchâtelloise as above.

 

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