Belle pendule de cartonnier néoclassique d'époque Louis XVI,
signée Vincent.
(Abraham-Aimé Charles Vincent, Paris, ancien élève de Ferdinand Berthoud)
Boîtier en bronze doré et patiné sur base de marbre blanc et pieds toupie représentant la Justice et la Prudence selon
un dessin original d'Antoine Foullet, le modelage est attribuable avec
raison à Augustin Pajou.
La base en bronze doré, ornée d'une élégante frise ondoyante de feuilles
d'acanthe et de grenades,
sur un fond dit "mat burin", supporte en terrasse, les deux sujets féminins en
bronze vert antique.
A droite, la Justice gracieusement accoudée sur la boîte de la pendule, d'une
main porte un glaive,
de l'autre une balance. A gauche, la Prudence, un serpent, symbole de
l'intelligence,
tenu par la main gauche, regarde un miroir tenu dans sa main droite, symbole
de réflexion
et de connaissance de soi-même. Entre les deux personnages un beau mouvement de
Paris,
exécuté par Vincent, à sonnerie sur roue de compte, échappement à ancre,
suspension à fil de soie,
indique l'heure par ses très fines aiguilles fleurdelisées,
sur un intact cadran émaillé de chiffres arabes aux heures et quarts.
L'équilibre de cette composition et le raffinement de son exécution accompagnés
d'une remarquable
ciselure d'époque en font un modèle de choix
parmi les objets d'art décoratif de la période néoclassique.
Hauteur 37cm
Prix sur demande / price on request
Good neo-classical cartonnier French Louis XVI ormolu and bronze
sculptural mantel clock,
signed Vincent, circa 1775. (Abraham-Aimé Charles Vincent, Paris,
apprentice to Ferdinand Berthoud)
13-cm enamel dial with Arabic numerals,
pierced and engraved gilt hands, flat bottomed countwheel striking anchor
movement with silk suspended pendulum.
Ormolu case on white marble plinth flanked by two patinated bronze classical ladies
personifying Justice and Wisdom, as designed by Antoine Foullet
and executed by Augustin Pajou. The two female green patinated antique
bronze female
figures: on the right, Justice, very graciously resting on her elbow with a
sword in
one hand and a balance in the other; on the left: Wisdom, with a snake
symbolising
intelligence held in the left hand, and a mirror symbolising thinking and
self-knowledge. Rectangular base with acanthus leaves and pomegranate high
relief
on matted background, on toupee feet.
The overall equilibrium of this composition and the refinement of its execution,
along
with the exquisite quality of the original chafing make it a
particularly
sought after model from the neo-classical period in the decorative arts.
Height 37cm


Antoine Foullet était un remarquable spécialiste dans
la production de boîtes de pendules.
Il travaillait comme ébéniste indépendant et passa la maîtrise très tard, vers
40 ans.
L’inventaire de sa succession établi en 1775, apporte la preuve d’une activité
très intense
dans son atelier, il y avait à son décès encore six établis parfaitement
outillés ainsi
qu’un important stock de boîtes de pendules.
Antoine Foullet a dessiné et produit des boîtes de pendules en bronze de
très belle qualité
alors même que les règlements des corporations interdisait formellement cette
pratique,
le même inventaire laisse songeur sur la crainte qu’inspirait une telle
restriction,
tant le nombre de boites en bronze qu’il laisse à son fils Pierre-Antoine est
important.
L’excellence des Foullet est très remarquable dans la production de décors dits
« rococo »
mais la maîtrise du genre néo-classique, auquel appartient notre pendule, ne
leur échappa
absolument pas. Les collections et musées les plus prestigieux de par le monde
exposent les productions de ces maîtres.
Augustin Pajou ( 1730-1809 ) était un sculpteur d’une exceptionnelle
envergure ;
élève de son père, lui-même sculpteur, il a grandi dans le Faubourg
Saint-Antoine.
Au vu de ses remarquables prédispositions pour cet art, il entra très vite comme
élève
auprès de Jean-Baptiste Lemoyne.
Quatre ans plus tard, alors agé de seulement dix-huit ans, il remporte le
premier prix
à l’académie royale de sculpture. Lauréat du prix de Rome il passe sous la
protection
du roi Louis XV qui financera ses études à l’académie de France à Rome
dirigée alors par le peintre Nicolas Vleughels.
Les plus célèbres monuments et édifices tels que Versailles (la salle de
l’opéra),
le Palais Royal... sont décorés de ses créations.
Antoine Foullet was a great specialist of the clock
case production. He was an independent
cabinet-maker and became a master quite late in his career, when he reached 40.
When he died in 1775, the inventory of his possessions details a very productive
workshop with six fully tooled benches and an important stock of clock cases.
Antoine Foullet designed and produced very high quality bronze clock cases,
although
the corporation rules forbade that practice. It is interesting to note that this
rule
did not influence him much, as he left a large number of clock cases in his
inheritance
to his son Pierre-Antoine. The Foullets father and son were great masters of the
"rococo" style, and surpassed themselves in the neo-classicial style, to which
our clock
belongs. Some of the best public and private collections in the world exhibit
their
artwork.
Augustin Pajou ( 1730-1809 ) was an exceptionally talented sculptor: as a
pupil of
his father, also a sculptor, he grew up in the Faubourg Saint-Antoine. As his
talent
was noticed at an early age, he became also a pupil of Jean-Baptiste Lemoyne.
After 4 years in Lemoyne's workshop and aged only 18, he won first prize of the
Royal Academy of Scupture. Winning the Rome award, he was taken under the
protective
wing of Louis XV who financed further studies at the French Academy in Rome,
then
under the directorship of the painter Nicolas Vleughels.
Some of his creations can be found in the best monuments in and around Paris,
such as
the Royal Palace or the Opera Room in Versailles.